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Les 37 mentions disciplinaires autorisées

Le choix du bloc disciplinaire n'est pas libre : le projet d'arrêté le limite à 37 mentions de licence. Aucune source ne publie la liste complète. Voici exactement ce qui est établi, et ce qui ne l'est pas.

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Précision importante avant de lire

La liste des 37 mentions figure dans le projet d'arrêté, qui n'est pas publié au Journal officiel. Aucune source publique, ni ministérielle, ni syndicale, ni journalistique, n'en publie la version intégrale. Cette page distingue donc rigoureusement ce qui est établi de ce qui ne l'est pas. Elle sera complétée dès la parution du texte.

La répartition par domaine

Établi

20mentions en sciences et technologie
11mentions en droit, économie, gestion
6mentions dans les autres domaines
37au total

Cette répartition est publiée par L'Étudiant dans un encadré intitulé « Une liste réduite des mentions disciplinaires autorisées ».

Les mentions citées nommément

Établi Quatorze mentions sur trente-sept sont nommées dans les sources disponibles.

Sciences et technologie, 5 nommées sur 20

  • Informatique
  • Mathématiques
  • Physique
  • Chimie
  • Sciences de la vie

Droit, économie, gestion, 3 nommées sur 11

  • Droit
  • Science politique
  • Économie et gestion

Autres domaines, 6 nommées sur 6

Ce groupe paraît complet, puisque le nombre de mentions citées correspond exactement au nombre annoncé.

  • Lettres
  • Psychologie
  • STAPS, sciences et techniques des activités physiques et sportives
  • Sciences pour l'ingénieur
  • Sciences du langage
  • Sciences pour la santé

Ce qui n'est pas public

Inconnu Les 23 mentions restantes ne sont nommées nulle part : ni sur le site du ministère, ni dans les comptes rendus syndicaux du CNESER, ni dans la presse spécialisée, ni chez les organismes de préparation.

Le cas des soins infirmiers

Il y a une incohérence à signaler, et elle a son importance.

La communication ministérielle d'avril 2026 annonçait que le bloc disciplinaire relèverait des domaines suivants : sciences et techniques ; droit, économie, gestion ; psychologie ; lettres ; sciences du langage ; STAPS ; et soins infirmiers.

Or les soins infirmiers ne figurent pas parmi les six mentions nommées du groupe « autres domaines », groupe qui semble pourtant complet. Deux explications sont possibles : soit la mention a disparu entre l'annonce d'avril et le projet d'arrêté de juillet, soit elle est comptabilisée dans un autre domaine. Le point sera tranché à la publication.

Pourquoi nous ne reconstituons pas la liste

La tentation est de déduire les 37 mentions à partir de la nomenclature officielle des mentions de licence, fixée par l'arrêté du 22 janvier 2014. Cela ne fonctionne pas.

Le domaine « droit, économie, gestion » de cette nomenclature ne compte que sept mentions : administration publique, droit, économie, gestion, économie et gestion, administration économique et sociale, science politique. Le projet d'arrêté en annonce onze. Le découpage retenu n'est donc pas celui de la nomenclature, et toute reconstitution serait une invention présentée comme une information.

Notre engagement sur cette page

Dès la parution de l'arrêté au Journal officiel, la liste complète des 37 mentions sera publiée ici, avec le lien vers le texte source. C'est l'une des raisons d'être de ce site.

Ce que la liste limitative change concrètement

Pour le lycéen

Le choix du bloc disciplinaire devient la vraie décision d'orientation, celle qui remplace le dilemme PASS ou LAS. Trois critères devraient primer :

  1. Le plan B. Si la santé n'est pas obtenue, c'est dans cette licence que l'étudiant poursuivra. Elle doit donc correspondre à un projet tenable.
  2. L'aisance réelle. Le bloc disciplinaire pèse 24 à 30 ECTS et doit être validé séparément, sans compensation. Une discipline mal choisie peut faire échouer un bon étudiant en santé.
  3. L'offre locale. Aucune université ne proposera les 37 mentions. Le choix réel se fera parmi celles que l'établissement visé aura ouvertes, ce que les maquettes de novembre 2026 révéleront.

Pour les universités

Comme 20 des 37 mentions relèvent des sciences et technologies, ce sont les UFR scientifiques qui accueilleront le gros des effectifs. La CDUS, conférence des doyens des UFR scientifiques, demande de concilier la maîtrise des capacités d'accueil et l'acquisition des prérequis. L'Afneus alerte sur l'insoutenabilité du dispositif pour les filières scientifiques, et la Fneb demande un report.

Une nouveauté réglementaire

L'arrêté du 4 novembre 2019 actuellement en vigueur ne contient aucune liste de mentions autorisées pour les LAS. Chaque université composait son offre librement. La liste limitative est donc une création de la réforme, et c'est précisément le point qui cristallise l'opposition.

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

Quelles sont les 37 mentions de la licence portail santé ?

La liste complète n'est pas publique. Le projet d'arrêté qui la contient n'est pas paru au Journal officiel. Seules la répartition par domaine, 20 en sciences et technologie, 11 en droit, économie, gestion et 6 dans les autres domaines, et quatorze mentions citées nommément sont connues à ce jour.

Peut-on faire du droit et de la santé ?

Oui. La mention droit fait partie des mentions citées nommément parmi les 11 du domaine droit, économie, gestion.

Les soins infirmiers font-ils partie des mentions autorisées ?

C'est incertain. Le ministère les annonçait en avril 2026 parmi les domaines du bloc disciplinaire, mais ils ne figurent pas dans les six mentions nommées du groupe autres domaines, qui semble pourtant complet. Le point sera tranché à la publication de l'arrêté.

Le choix de la mention influence-t-il les chances d'entrer en médecine ?

En principe non. Le classement se fait d'abord à l'intérieur de chaque parcours, puis les candidats sont interclassés sur les notes du bloc santé. Ce mécanisme est conçu pour neutraliser l'effet du parcours choisi.

Sources